Une gauche de gauche au Grand Conseil!

Le capitalisme est en crise. A l’échelle planétaire, les banquiers et les multinationales ont reçu l’équivalent de dix mille milliards de dollars d’aides publiques pour amortir leurs pertes, tandis que la grande majorité de la population a vu son salaire baisser, son emploi se précariser, sa ration alimentaire diminuer, son accès aux soins et à l’éducation se fermer…
La religion de la croissance, qui mise sur une consommation en perpétuelle expansion et fait bon ménage avec une explosion des inégalités, se heurte aux limites physiques de la planète.
Le réchauffement climatique menace aujourd’hui des centaines de millions d’êtres humains et exige une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre: 40% d’ici 2020 et de 95% d’ici 2050 (par rapport à 1990, pour les pays industrialisés)!
En Suisse, l’Etat s’engage à garantir les créances douteuses de l’UBS à hauteur de 65 milliards de francs, tout en continuant à faire des cadeaux fiscaux aux privilégiés, aux dépens de l’AVS, de l’AI et du Deuxième pilier.
A Genève, il restreint les services publics et l’aide sociale en baissant massivement les impôts des entreprises et des contribuables les mieux lotis. Si le paquet fiscal de David Hiler était accepté le 27 septembre prochain, après les autres mesures décidées depuis le début de la décennie, ce serait un milliard de francs par an soustrait aux collectivités publiques.
solidaritéS appelle la population à dire NON à cette politique rétrograde, imposée par les banques, les sociétés financière, le grand patronat et ses partis politiques, à laquelle souscrivent malheureusement de plus en plus les responsables des partis socialistes et verts.
Avez-vous remarqué que, pour la première fois depuis 1933, le gouvernement genevois était majoritairement «de gauche»? Non, bien sûr. C’est cette démission devant les puissances de l’argent qui nourrit aujourd’hui l’extrême droite populiste, dans sa version nationale UDC, comme dans sa version locale MCG.
Pour stopper cette dérive, il faut reconstruire une gauche de gauche, qui défende un projet de société radicalement différent, fondé sur la production de biens et de services utiles répondant à des priorités décidées démocratiquement par la population, dans le respect de l’environnement. Une société fondée sur l’être et non sur l’avoir, sur la vie et non sur la consommation, sur la solidarité et non sur la compétition. Un nouvel horizon socialiste pour le 21e siècle.
Pour donner une chance à une opposition de gauche conséquente de défendre une autre politique au Grand Conseil, votez pour la liste 4 de solidarités et du Parti du Travail, le 11 octobre prochain.