Ensemble à Gauche présente sept candidatures au Conseil d’État vaudois

De gauche à droite : Nicolas Mercier, Elodie Lopez, Agathe Raboud Sidorenko, Mathilde Marendaz, Pierre Conscience, Joëlle Minacci, Lilian Schibli
Photo : Marco Lopez

Réuni·e·s en assemblée générale à Vevey le samedi 26 septembre 2026, les militant·e·s d’Ensemble à gauche ont choisi sept personnes pour représenter la gauche combative à l’élection du Conseil d’État en 2027 : Pierre Conscience et Lilian Schibli (solidaritéS), Joëlle Minacci et Elodie Lopez (décroissance alternatives), Mathilde Marendaz (Solidarité & Écologie), Nicolas Mercier, membre de la section morgienne d’Ensemble à Gauche, ainsi qu’Agathe Raboud Sidorenko, candidate à l’élection complémentaire au Conseil d’État en 2026.

La situation politique vaudoise dans laquelle se déroule l’élection cantonale 2027 s’annonce pour le moins préoccupante. Sans parler d’un contexte international largement détérioré par la recrudescence des conflits militaires, des agressions impérialistes, des politiques autoritaires et de la montée de l’extrême-droite, en Europe notamment. Cette échéance surviendra après cinq années d’affaires et de scandales, de graves dysfonctionnements et de conflits d’intérêt au sein du gouvernement vaudois, d’austérité budgétaire et de casse des services publics au profit des plus fortunés, de dérive sécuritaire ou encore d’absence de mesures adaptées à la crise écologique. 

Pourtant, durant la dernière législature, de larges pans de la population se sont à maintes reprises mobilisés contre l’austérité, le génocide en Palestine et les violences d’Etat. Plus récemment, plus de 12’000 personnes ont manifesté contre l’inaction climatique après l’été caniculaire que nous avons vécu. Des mobilisations auxquelles Ensemble à Gauche a pleinement contribué et participé et dont nous nous honorons d’être les porte-voix au sein des institutions politiques cantonales, face à une gauche compromise par l’exercice du pouvoir et à une droite largement radicalisée dans sa volonté de détruire les services publics, comme en témoigne l’initiative dite “12%”. 

Nos candidat·es reflètent la diversité et la radicalité des combats menés par notre coalition au Grand Conseil et dans plusieurs villes du canton. Refusant la politique antisociale et productiviste du Conseil d’État, Ensemble à Gauche représente une rupture nette avec les partis dominants et propose des mesures répondant aux besoins de la majorité de la population : caisse maladie cantonale publique, gratuité des transports publics régionaux, mesures visant à la sobriété énergétique dans la construction et les transports, salaire minimum de 4500 CHF et revalorisation salariale des secteurs de la santé et du social, automaticité des prestations sociales, plafonnement des loyers des logements et des petits commerces. Afin de financer ces mesures Ensemble à Gauche défend l’augmentation de la progressivité des impôts sur le revenu et la fortune des plus riches, l’abolition du bouclier fiscal, ainsi que la suppression du frein à l’endettement. Notre canton doit être en mesure de procéder à des investissements massifs pour garantir une vie digne à l’ensemble des habitant·es du Canton dans le respect des limites planétaires. 

Pour porter ces revendications Ensemble à gauche présente donc :

Pierre Conscience, 37 ans, Lausanne

Enseignant, jeune père et nouvellement député au Grand conseil, fort d’une longue expérience en matière de politique fiscale et budgétaire, de logement et de formation, au travers de ses 10 années au Conseil communal de Lausanne, également nourri par un solide engagement sur le terrain associatif et syndical depuis 20 ans. 

Joëlle Minacci, 39 ans, Vevey 

Travailleuse sociale, chargée de recherche HETSL, députée, conseillère communale. Elle a lutté avec succès pour la revalorisation des salaires du social parapublic et pour une augmentation des moyens dans la protection de l’enfance. Elle s’est engagée sur les questions de précarité et bas seuil, du salaire minimum, des renvois forcés, d’accompagnement des mineurs non accompagnés, Palestine et droits démocratiques.

Elodie Lopez, 32 ans, Vevey 

Enseignante, députée et co-présidente de groupe. Très engagée sur la pollution des eaux du Léman, elle a porté avec succès la sobriété énergétique au parlement, dénoncé le sexisme institutionnel et appelé à plus de prévention des toxicodépendances. Rassembleuse, elle siège au comité du Centre vaudois d’aide à la jeunesse et s’investit pour la culture à travers “La Clamerie”, la scène littéraire participative qu’elle a cofondée. 

Mathilde Marendaz, 29 ans, Yverdon

Doctorante en géographie et en criminologie, députée, conseillère communale. Elle s’est engagée dans de nombreux mouvements pour le climat depuis 10 ans, des manifestations populaires aux associations locales contre les gravières du Mormont et du Bois de Ballens. Elle s’engage pour les terres paysannes, les droits des femmes, des locataires, l’antiracisme, et pour les personnes précaires et détenues.

Lilian Schibli, 28 ans, Lausanne

Militante à solidaritéS et ex-gréviste du climat. Son engagement pour la justice climatique l’a amenée à travailler pour l’Alliance Climatique Suisse, en tant que co-responsable des enjeux liés à la place financière et à ses investissements fossiles. Elle est aujourd’hui économiste au syndicat Unia, où elle soutient les travailleurs et travailleuses dans l’industrie des machines.

Agathe Raboud Sidorenko, 40 ans, Lausanne 

Conseillère communale à Lausanne, comédienne, médiatrice culturelle, secrétaire générale de l’association Arts_Sainement, elle s’engage pour des conditions de travail plus saine dans la culture et se bat pour la survie de ce secteur. Mère de deux enfants en bas âge, elle lutte pour la défense de services publics qui répondent aux besoins de la population ainsi que pour une société juste et égalitaire.

Nicolas Mercier, 35 ans, Tolochenaz 

Père de deux enfants, membre du SSP et chef de projets à la Ville d’Yverdon-les-Bains. Issu du travail social à bas seuil, il a ensuite conduit des projets, puis dirigé des programmes au rayonnement national, notamment chez Médecins du Monde. Spécialiste des précarités, des politiques sociales et de santé, il s’intéresse de près aux finances publiques, aux droits des personnes exilées et à la solidarité internationale.