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FSM à Mumbai: l'Asie au rendez-vous de l'altermondialisme globalisé

FSM à Mumbai: l’Asie au rendez-vous de l’altermondialisme globalisé

Le quatrième Forum Social Mondial, et le premier à se tenir ailleurs qu’à Porto Alegre au Brésil, s’est conclu à Mumbai le 21 janvier après six jours de discussions intenses, de meetings, de manifestations et d’activités culturelles multiformes et diverses, reflets d’une énergie remarquable.

Avec environ sixième de la population mondiale vivant en Inde et avec l’écrasante pauvreté et les inégalités inouïes qui y règnent, Mumbai était sans aucun doute l’un des endroits les plus appropriés de la planète pour dénoncer la globalisation capitaliste et en particulier ses effets dévastateurs sur les pays du Sud, saignés par la dette.

Un forum populaire

Le pari a été un succès. Avec ses faiblesses diverses bien sûr, ce Forum, fut une réussite remarquable, notamment sur le plan quantitatif et par sa composition populaire. Indienne d’abord, rassemblant des Dalits (dits «intouchables»), des membres de communautés «tribales» et de minorités ethniques opprimées, des femmes, des jeunes, des syndicalistes combatifs, des activistes défendant d’innombrable causes «particulières», allant en vrac de la lutte contre le nucléaire civil et militaire en Inde, à celle des travailleuses-eurs du sexe pour leurs droits, des femmes soumises aux violences patriarcales, au refus de l’exploitation des enfants, à l’exigence de droits pour les réfugié-e-s et les travilleurs-euses immigré-e-s… On pourrait remplir des pages entières pour simplement mentionner les thèmes et les luttes représentés.

Au-delà de l’Inde, de nombreux pays d’Asie étaient représentés par des délégations très significatives, du Pakistan à la Corée… Au-delà même des ateliers, conférences et débats (1200 au total allant de quelques dizaines à des milliers de participant-e-s) ce FSM a été un creuset bouillonnant qui a rassemblé près de 150 000 personnes qui ont pu se retrouver, se confronter… et prendre connaissance et conscience de leurs luttes respectives et multiples, des liens qui les unissent. et avancer dans la perception du fait que c’est un ennemi commun qu’on retrouve en face, les grandes multinationales, les gouvernements à leur botte et les institutions financières internationales… en un mot le système capitaliste.

Un axe contre la guerre US

Dans son discours d’ouverture l’écrivaine indienne et activiste sociale Arundhati Roy donnait le ton dénonçant le nouvel impérialisme et le réseau des élites corrompues et brutales qui le servent, dénonçant la globalisation néolibérale au service des multinationales, dénonçant le projet hégémonique des USA pour un «nouveau siècle américain», dénonçant l’OMC, le FMI et la Banque mondiale et appelant, en des termes vibrants à l’unité et à la résistance. Elle posait la question: Que faire… ensemble et maintenant? et y répondait en appelant à s’opposer à l’échelle globale à cette occupation en Irak qui représente «la culmination à la fois du néolibéralisme et de l’impérialisme»!

Dans les grands débats du Forum – marqués sans doute par une représentation insuffisante des femmes parmi les orateurs-trices – on trouvait un large spectre de points de vue politiques. L’un des plus importants débats, par exemple, sur le thème «globalisation, économie et sécurité sociale» a rassemblé des milliers de gens pour écouter des intervenant-e-s allant d’un réformiste, convaincu qu’on peut «humaniser» le capitalisme néolibérali et l’OMC, comme Joseph Stiglitz, le prix Nobel, remercié par la Banque mondiale pour ses critiques face aux politques du FMI, à des économistes anti-capitalistes de premier plan comme l’égyptien Samir Amin ou l’Indien Prabhat Patniak… qui ont défendu des points de vues de rupture et à des militant-e-s africaines et asiatiques appelant aux luttes de masse à la base et au renversement du capitalisme…

Ouverture ou repli sectaire

Le FSM est bien aussi un lieu de confrontation et de débat contradictoire, de lutte politique, sur le plan des idées. De ce point de vue, les organisateurs du forum «alternatif» au FSM intitulé Mumbai Resistance 2004, tenu de l’autre côté de la route menant au site du FSM, et qui n’a été qu’un rendez-vous assez marginal en comparaison de celui-ci, ont sans aucun doute commis un erreur, même s’ils ont choisi la même ville, le même quartier et les mêmes dates que le FSM pour leur rencontre. Bien sûr qu’au FSM, il y a à boire et à manger… y compris des gens peu recommandables, bien sûr que le FSM est un lieu que cherchent et chercheront à instrumentaliser nos adversaires, bien sûr que l’«autre monde» que nous voulons porte un nom: le socialisme… encore faut-il savoir lequel. Mais se retirer de la confrontation, renoncer à travailler à l’unité sur les bases les plus radicales possibles, renoncer à la lutte politique au corps à corps sur le plan des idées dans un tel forum, se retirer d’un mouvement et d’un lieu de mobilisation aussi important que le FSM pour se retrouver sur une plateforme séparée, aussi pure et/ou dure soit-elle, est une erreur sectaire qui ne peut que servir les intérêts de nos adversaires et qui leur offre le plus beau des cadeaux.

Se réveilller…

Comme l’expliquait l’indienne Srilata Swaminatham, membre du comité d’organisation indien du FSM et du Comité central du PCI-ML Libération au Green Left Weekly australien, au lendemain du forum: «Pour des marxistes, cette interaction avec des gens qui ne partagent pas nos rêves, qui ne parlent pas notre langage, est une très bonne leçon, pour nous, comme pour eux.» et encore «on ne parlait pas qu’aux convertis ici et ce débat est essentiel.»

A son avis «80 à 90% des gens qui ont participé, n’ont pas une alternative claire. Nombre d’entre-eux travaillent sur un seul thème… Tous ces groupes […] qui se battent dans un village, une région, peuvent découvrir soudain, qu’il y a une perspective beaucoup plus large… Ainsi, si je veux la justice pour les femmes, je dois m’allier aux paysans. Je dois aussi m’allier aux défenseurs de l’environnement…» Soulignant l’impact du FSM sur les participant-e-s indien-ne-s Srilata indique «Les gens qui sont venus ne vont pas rentrer chez eux et accepter d’être marginalisés et exploités. Les gens se réveillent et vont tenter de prendre leur avenir en main.» C’est bien là, la mesure du succès. Quant aux camarades de solidaritéS, dont le soussigné, qui sont allés à Mumbai, pour nous aussi, ça a été un «réveil» utile… un contact direct avec une réalité plus profonde et plus large que celle de notre quotidien helvétique, une confirmation aussi que nos luttes ici, aussi modestes soient elles parfois s’inscrivent bien dans un sens, celui de l’histoire qu’écrivent au quotidien des centaines de millions de gens à travers le monde…

Pierre VANEK

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Paru dans le n° 40 de solidaritéS

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