Les Archives contestataires font peau neuve
Les Archives contestataires ont récemment déménagé dans de nouveaux locaux à la Jonction. Entretien avec l’un des permanents, Frédéric Deshusses.

Peux-tu présenter ces archives?
Créées en 2007, elles résultent de deux initiatives: la collecte des archives du MLF depuis les années 1990 et celle des acteur·ices du 68 étudiant genevois, lancée à l’approche des 40 ans de Mai 68. Ces deux groupes ont décidé de fonder une structure commune pour centraliser et conserver leur patrimoine: les Archives contestataires.
Aujourd’hui, la collection comprend environ 3500 brochures, 120 à 150 titres de périodiques, un millier d’ouvrages et 1600 affiches. Un programme récent a permis la numérisation de 800 cassettes audio issues d’émissions de radio féministes. L’ensemble est trié, catalogué et consultable.
Qu’est-ce qui a changé depuis votre déménagement?
Ce qui est important dans ce déménagement, c’est le partage des locaux avec le collège du travail, un autre fond d’archive spécifiquement dédié au mouvement ouvrier. On reste deux entités séparées, mais les deux collections sont dans le même lieu et permettent de réunir des mouvements qui, bien que parfois rempli d’animosité les uns envers les autres, sont liés et issus d’une tradition de lutte commune.
Comment peut-on contribuer aux archives?
Alors si parmi votre lectorat, des personnes ont conservé des documents, elles peuvent nous contacter par mail ou venir durant nos heures d’ouvertures. Déposer les documents à Genève n’est pas une obligation et on peut rediriger les personnes vers d’autres fonds si elles le préfèrent, l’important c’est de conserver le patrimoine!
Propos recueillis par Clément Bindschaedler