Lex Maudet
Lex Maudet : L'opposition gagne du terrain
Quatre référendums doivent aboutir le 20 juin à Genève avec au total 5227 signatures valables contre la Lex Maudet. Celle-ci prétend garantir la «laïcité» de l’Etat, mais viole a contrario la neutralité de celui-ci en matière religieuse et est devenue la coqueluche de certains islamophobes.
La coordination référendaire, que solidaritéS a contribué à impulser, avec notamment des syndicalistes, des féministes et des organisations musulmanes, a élargi ses soutiens. Après des prises de position syndicales significatives, l’assemblée de délégué·e·s de la CGAS a apporté le soutien de la faîtière syndicale genevoise à ce référendum: elle conteste en particulier la composante syndicale de la loi, qui viole les droits du personnel et restreint l’accès restreint au marché du travail pour de certaines populations. La Conférence universitaire des associations d’étudiant·e·s (CUAE) est en train d’aller dans le même sens
Sur le plan institutionnel, les Verts à la suite de leur section de Meyrin et de leur jeunesse, comme aussi les Jeunesses Socialistes viennent d’apporter leur soutien. Du côté d’Ensemble à Gauche, en plus de solidaritéS, le Parti du Travail s’est joint à la liste. D’autres groupes opposés à la loi ou à certaines de ses dispositions préconisent une tactique attentiste: ils misent sur des recours contre la Lex Maudet, au lendemain de sa promulgation hypothétique, en cas de victoire de la loi dans les urnes. C’est le cas, à ce stade, du PS, comme des Églises «traditionnelles» protestante ou catholique romaine.
Mais celles et ceux qui misent sur un échec du référendum pour se dérober et ne pas prendre clairement position pour ou contre cette loi dans son ensemble, et éviter un débat public légitime, risquent de déchanter. L’élan référendaire a été remarquable, chez les jeunes notamment, et on va y arriver. PV