Qui est Frits Bolkestein?....

Qui est Frits Bolkestein?

Qui est l’auteur de la fameuse directive Bolkestein? La véritable incarnation du technocrate néolibéral européen, au service des grandes compagnies privées. Voyons plutôt…

Le petit Frits naît à Amsterdam, le 4 avril 1933. A 27 ans, il entre au service du groupe Shell. On aimerait en savoir plus sur les missions qu’il effectue alors, notamment en Afrique orientale, au Salvador, au Honduras et en Indonésie… En 1964-1965, il obtient une maîtrise de droit à l’Université de Leyde. De 1973 à 1976, il est directeur de Shell-Chimie à Paris.

C’est en 1976, que commence sa carrière politique comme député libéral. Au cours des années 80, il devient successivement Ministre du commerce extérieur et Ministre de la Défense des Pays-Bas. Dans la décennie suivante, il préside le groupe parlementaire libéral, ainsi que l’Internationale libérale. De fin 1999 à fin 2004, il est nommé commissaire européen au marché intérieur.

C’est à ce titre, qu’à la fin de son mandat, il élabore la directive qui porte son nom. «Nous devons libérer nos entreprises de services, dit-il (…) Certaines des restrictions nationales sont archaïques, pesantes et en contradiction avec la législation de l’UE. Elles doivent purement et simplement disparaître».

Syrie: contre la menace US, liberté pour le mouvement social!

Mardi 24 Mai, à 6 heures 30 du matin, les services de la sécurité politique syriens ont arrêté Mme Nahed Badawieh, ingénieure civile, âgée de 47 ans, membre du comité de suivi de l’organisation altermondialiste syrienne AGAS, membre du réseau CADTM.

Les militant-e-s altermondialistes de Syrie estiment que les autorités se comportent ainsi dans l’intérêt de la politique états-unienne, au moment où l’administration Bush compte faire de la Syrie la cible suivante de son agression au Moyen-Orient. Pour résister, le peuple syrien a au contraire besoin d’une véritable ouverture démocratique, du pluralisme politique et de la libération de tous les détenu.e.s politiques. Puisque la résistance à l’offensive états-unienne ne peut être menée que par le peuple, il doit donc être libéré de l’état de siège qu’il continue à subir depuis des décennies.

La Syrie court un grave danger qui nécessite un authentique rassemblement de forces, non pas selon la logique des autorités, basée sur l’exclusion politique, la censure, l’arrestation, mais en œuvrant pour la libération de l’activité sociale, pour la consécration du principe du pluralisme et pour la lutte contre la corruption, le pillage du secteur public et les privatisations.

C’est pourquoi nous invitons à exercer des pressions sur les autorités syriennes pour la remise en liberté de notre camarade et de tous les détenus politiques. Ce que nous demandons, c’est le renforcement de l’activité sociale.