«Pas de Suisse à 10 millions»
L’UDC, une popularité très patronale
Le 14 juin de cette année, on vote sur l’initiative de l’UDC contre «une Suisse à 10 millions». Mais en fait, quelle est la nature de ce parti? Quelle est la réalité statistique de la diversité en Suisse? Quelles conséquences l’initiative aurait-elle sur les droits des femmes?

Avec l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions», l’idéologie de la stigmatisation que propage l’UDC sert, une fois de plus, de porte d’entrée pour accentuer la division entre les salarié·es par la peur de l’Autre.
C’est une peur profondément enracinée en Suisse, en raison de la longue histoire de méfiance et de mesures anti-étrangers des autorités politiques. Mais aussi en raison de l’absence d’opposition politique sur le plan institutionnel et d’opposition syndicale sur les lieux de travail.
L’objectif de cette stratégie: étouffer dans l’œuf toute tentative d’affirmation sociale, politique ou syndicale autonome envers le pouvoir ou les institutions, tenter de neutraliser toute émergence d’une conscience collective solidaire.
Autour de la nature sociale de l’UDC
En plus d’une rhétorique du «bon sens populaire» qui en appelle constamment à l’évidence des choses, nous pouvons schématiser la politique menée par l’UDC par ces cinq grands traits:
- Une rationalisation accélérée de l’appareil de production par la volonté de réduire massivement la main-d’œuvre, d’où la psychose contre l’immigration non-choisie.
- Un abaissement du salaire direct et indirect, d’où la défense du salaire au mérite, l’opposition au négociations collectives, l’exigence de réduction drastique des dépenses sociales.
- Un abaissement des impôts et des taxes, une défense systématique de la propriété privée, des libertés économiques et du chacun pour soi, d’où l’hyper-libéralisme.
- Un mépris pour toute personne ou groupe qui ne s’assimile pas aux formes d’un capitalisme débridé, surtout pour les étranger·es «non-assimilé·es».
- Le soutien à une production électrique d’origine nucléaire et à la consommation des énergies non-renouvelables.
Parti patronal jouant le rôle de parti populaire
Nous pouvons qualifier l’UDC d’extrême droite parlementaire néo-conservatrice-identitaire. Pas de fasciste, même si ses affiches et certains discours y ressemblent, ni populiste, une notion trop floue.
- C’est le premier parti politique suisse, mais il se positionne en parti d’opposition:
- Un parti du patronat le plus dur, qui joue le rôle de parti «du peuple».
- Un parti qui parle en minoritaire, devenu le premier parti du Conseil national entre 1971 (date de sa création) et 1999, présent aujourd’hui dans tous les parlements cantonaux.
- Un parti hyper conservateur qui se revendique de la modernité.
- Un parti phobique de l’étranger qui compte bien des membres d’origine étrangère.
- Un parti qui se bat contre l’homosexualité qui compte un groupe Gay UDC.
- Un parti qui combat les droits égaux pour les femmes, la contraception gratuite, le droit à l’avortement, qui regroupe bien des femmes.
En revanche, l’UDC est un parti islamophobe et arabophobe, mais pas antisémite, «nous laissons entrer en Suisse des personnes qui haïssent les chrétiens et les juifs», disait Marcel Dettling à l’Assemblée des délégué·es de l’UDC Suisse en janvier de cette année. Cela va jusqu’à l’obsession. En effet, dans un encadré publié dans le quotidien Le Temps («Grâce aux naturalisations automatiques. Les Musulmans bientôt en majorité?») en décembre 2004, David Vaucher présentait des chiffres prévoyant que les personnes musulmanes seraient en majorité en 2040, et même 144% de la population si l’on prolongeait ses chiffres jusqu’en 2050 (sic).
Reste une interrogation fondamentale: Comment des théories si ineptes peuvent-elles avoir cours? Répondre que ses adeptes sont des crétins n’explique pas comment des propos aussi nauséeux et simplistes peuvent mobiliser des masses.
Contextualisation du vote UDC
Pour comprendre le fait que le discours de l’UDC ne donne que dans l’idéologie, le fantasme, la légende, nous devons tenir compte de plusieurs éléments. D’abord, quelque 50 ans de défaites des salarié·es à l’international et en Suisse ont remis en cause les acquis sociaux et salariaux d’après-guerre.
Ensuite, au cours de ces décennies, les partis de gauche et les syndicats se sont intégrés à l’appareil d’État, en même temps que les gauches anticapitalistes étaient marginalisées.
De plus, de cette période sont également issues deux générations n’ayant pas vécu les luttes sociales et démocratiques des années 1960 à 1980 et qui n’ont connu que des défaites ou des victoires très partielles. À cela s’ajoute la fragilisation des couches moyennes et des petit·es patron·nes, par l’externalisation des productions (petite entreprises et indépendant·es).
Enfin, on observe dans cette période une arrivée massive d’immigré·es sous l’effet conjoint de la croissance économique, de la consommation de masse et donc de la croissance de la production, du besoin de plus de main-d’œuvre et de la décroissance démographique.
La conjonction entre ces divers phénomènes, a fourni le carburant aux xénophobes pour de passer du mépris à la désignation du mouton noir coupable de l’érosion des conditions de vie.
Tout cela ne vient pas de simples changements d’idées, mais est concomitant à trois tendances de fond du capitalisme depuis la fin du 20e siècle.
Un: une crise de suraccumulation de la (capacité de) production induisant une immense accumulation de capital fictif constitué de droits sur la valeur et la plus-value et de produits financiers dérivés. Ils permettent une appropriation de valeur et de plus-value, actuelles comme à venir (François Chenais, «Crise de suraccumulation mondiale ouvrant une crise de civilisation», Inprecor, janvier 2010).
Deux: une place de plus en plus importante prise par les rentier·es (qui s’approprient de profits sans produire) dans les secteurs décisifs de l’économie, ce qui accroît la concentration de la propriété des moyens de productions et induit une marchandisation «de plus en plus de dimensions de notre existence en réponse à [ces] insuffisances productives», comme l’explique Diogo Machado («Nouvelles et anciennes oligarchies. Les transformations du régime d’accumulation du capital», Inprecor, janvier 2026).
Trois: ces évolutions renforcent l’oligarchie, l’autoritarisme, qui vont de pair, et avec cela les inégalités sociales.
Le dernier Rapport sur l’inégalité dans le monde (World Inequality Report 2026) explique comment «les bénéfices de la mondialisation et de la croissance économique ont profité de manière disproportionnée à une petite minorité, alors qu’une part importante de la population mondiale ne parvient pas à assurer sa subsistance. » et à cette course à l’inégalité, la Suisse est dans le peloton de tête (cf. «Pirate et flibustiers en Helvétie», Services publics, janvier 2026).
Terrain politique nouveau
Dans ce contexte porteur de tensions et d’anxiétés, la double perte de sens du travail collectif et du vivre en société, le repli sur soi dû à la transformation des processus de production et de distribution, l’atomisation des relations de travail, la réaffirmation d’un double dualisme social (conjonction d’enrichissement et d’appauvrissement) et territorial (affirmation de régions ou quartiers de plus en plus aisés et protégés et de plus en plus pauvres et marginalisés) et l’exacerbation du contrôle sur la personne et les collectivités, renforcent les comportements darwinistes sociaux. Tout cela crée un terrain politique très favorable aux peurs, aux replis identitaires, à la recherche de boucs émissaires. (Précisons que nous ne confondons pas l’humanisme de la pensée de Charles Darwin avec le massacre de sa pensée perpétré en son nom qu’est le darwinisme social.)
Avec l’accumulation des défaites des salarié·es et l’intégration des ex-oppositions, le renforcement des droites bourgeoises les plus dures, les néo-conservatismes font florès, le pouvoir politique contrôle davantage les institutions, le patronat a le champ libre.
Les dominant·es et leurs porte-serviettes ont des autoroutes devant elleux. Les prébendes et abus financiers, les violations des normes protectrices des salarié·es et de la personne sont sinon plus nombreux, du moins pratiqués de manière plus décomplexée. Cela ouvre un vaste espace pour les «anti-système» de tout bord de droite ou venant de gauche.
À ce stade, il ne faut pas oublier que les pouvoirs ont derrière eux les expériences rhétoriques et propagandistes de plus de 600 ans de colonialisme, d’autoritarisme, de racisme, de fascisme, de xénophobie, d’oppression de la différence, outre les permanentes misogynie et haine des non-normés.
Habituer à la déshumanisation
Ce n’est pas un hasard si les thèmes du «grand remplacement», de la «remigration» s’imposent au 21e siècle. L’UDC nomme cela la «modification irréversible de la structure de la population» (UDC, «La politique migratoire suisse est un fiasco – nous accueillons trop d’étrangers, qui plus est les mauvais», janvier 2023). Thèmes qui font irruption dans les partis institutionnels – pas uniquement l’UDC – et dans les gouvernements locaux. Comme avec la loi sur la laïcité à Genève et son application de plus en plus rigide.
Les attaques contre les maillons faibles de l’immigration ont toujours été violentes. Successivement, pendant plus de 150 ans, contre Roms, Allemand·es, Français·es, Italien·nes-Espagnol·es, Portugais·es, Tamoules, Africain·es du Nord et Subsaharien·nes noir·es, Musulman·nes, requérant·es d’asile, se cumulant à chaque étape. Et aussi contre les couches les plus marginalisées: Tsiganes-Sinti-Jenish, Juif·ves, miséreux·ses (aide sociale, orphelin·es, vagabond·es, «déficient·es mentaux·ales», femmes-mères, prostituées, etc.). Actuellement ce sont les Roms, les marginalisé·es, les musulman·nes et requérant·es d’asile qui sont la cible principale sans que l’antisémitisme ait reflué. Les exemples sont légion.
Cette pression constante est désormais entrée dans l’habitus des instances politiques, des droites, mais aussi des syndicats (nous avons même un xénophobe patenté, Jean-Luc Addor, à la tête d’un syndicat membre de l’Unions syndicale suisse) et des socialistes. C’est une habituation de larges couches de la population pour une déshumanisation des politiques d’asile, sociale, de répression et des procédures administratives.
Nouvelles technologies et utilitarisme
Sur cette toile de fond, la déconnexion profonde des nouvelles technologies par rapport au savoir des masses, l’utilitarisme technologique pour économiser des postes de travail et pour l’hyper contrôle, renforcent le hiatus dominé·es/dominant·es. Laissant une place aux tenant·es de l’anti-système et des complots de toute sorte, de l’islam, du judaïsme, des immigré·es, tous coupables d’un «grand remplacement». Cette dernière théorie postulant que les autres, les immigré·es, cherchent à remplacer ou à supprimer les cultures et les peuples de «nos» pays.
Retour sur l’UDC
Ce qui définit la nature sociale de l’UDC, son poids politique, ses contradictions apparaissent comme acceptables ou cohérentes à d’importantes couches sociales dominantes et populaires. Car l’UDC désigne ce qui semble évident pour faire passer la haine du·de la collègue étranger·e et donc la rivalité entre collègues de travail ou cohabitant·es d’un lieu. Comme lorsqu’elle accuse les victimes d’êtres les coupables. Par exemple en accusant les frontalier·es ou les immigré·es de faire baisser les salaires, alors qu’ils se font infliger des salaires plus bas par les patron·nes, ou en reprochant aux étranger·es d’être coupables de la crise du logement, alors que ce sont les grands propriétaires fonciers et immobiliers qui ne construisent pas assez et pas assez bon marché.
S’il n’y a pas de fatalité à la victoire du discours et des politiques de l’UDC, encore faut-il savoir comment les combattre. Face à cette lame de fond toute bataille sociale, politique ou syndicale devrait être axée sur l’unité des travailleur·ses. Ce qui signifie défendre l’égalité des droits sociaux, de santé, locatifs, salariaux, politiques et syndicaux. En couplant cela aux droits de résidence, à la reconnaissance de chaque culture, à la régularisation des sans-papiers, à la naturalisation facilitée, à une politique d’asile et de protection et au refus de toute ségrégation (permis, contingent, etc.).
En somme, pour reprendre les mots de l’encart ci-dessous: si l’on considère les personnes nées à l’étranger, les mariages entre «suisses» et «étranger·es», les naturalisations, le très grand nombre d’enfants étrangers dans les écoles et de salarié·es étranger·es dans la population active, il est indiscutable que «suisse» et «étranger·ère» sont deux notions non seulement consubstantielles mais aussi totalement imbriquées et en osmose. Défendre les droits de l’un signifie défendre les droits de l’autre.
Dario Lopreno membre du Syndicat des services publics SSP/VPOD
Éléments statistiques sur la diversité de la Suisse
Dans les innombrables documents produits à la chaîne par l’UDC, nous ne trouvons pas de définition de l’identité. L’identité est une sorte d’impasse logique qui va à rebours de l’hospitalité, du mot hôte qui, se fondant dans l’échange entre le nous et l’autre, désigne, en français, en un seul vocable autant celui qui reçoit que celui qui est accueilli.
L’instrumentalisation politique de l’identité sert à refuser ce qui n’est pas identique (visant l’assimilation et non l’intégration, qui serait la reconnaissance des différences). Si l’on considère les personnes nées à l’étranger, les mariages entre «suisses» et «étranger·es», les naturalisations, le très grand nombre d’enfants étrangers dans les écoles et de salarié·es étranger·es dans la population active, il est indiscutable que «suisse» et «étranger·e» sont deux notions non seulement consubstantielles mais aussi totalement imbriquées et en osmose.
Population résidante
La Suisse compte 9100000 habitant·es en 2025. En 2024, la population résidante de nationalité étrangère (2479888 habitant·es) constitue le 27% du total de la Suisse. La même année, le 25% des immigrés sont arrivés par regroupement familial. Parmi la population résidante étrangère, 36% proviennent de l’un des 4 pays limitrophes. Si l’on compare la Suisse, avec ses 27% d’étranger·ères, aux États de l’Union européenne (UE), elle vient en 2e position – à égalité avec Malte et après le Luxembourg (47%).
La population née à l’étranger (et non «étrangère»), passe, elle, à 33% de la population totale en 2024. Parmi ces personnes nées à l’étranger, le 55% sont en Suisse depuis 10 ans ou plus.
En 2024, les requérant·es d’asile permis N (11511 personnes), les réfugié·es permis F admis à titre provisoire (40228) et les réfugié·es reconnu·es permis B ou C (89300) représentent respectivement le 0,1%, le 0,4% et le 1% de la population totale du pays. Quant aux personnes à protéger (permis S, venant d’Ukraine, 60666) elles représentent le 0,7% de la population totale. À retenir que le total de tous les permis d’asile et de protection constitue le 2,2% de la population résidante totale.
Chaque année autour de 35% des mariages conclus concernent des unions où seul un partenaire est suisse, ce qui représente quelque 390000 mariages en 10 ans ou 780000 habitant·es.
Il y a eu 40000 naturalisations en 2024. Si on établit la comparaison en termes de naturalisations pour mille résidant·es, la Suisse vient en 5e position avec 4,5‰ à égalité avec l’Irlande, tandis que le pays qui a la plus importante proportion d’étranger·es, le Luxembourg, est celui qui naturalise le plus (8,8‰). Si les conditions de naturalisations en Suisse sont inutilement dures, elles n’attirent pas plus dans la majorité des pays de l’UE.
En 2025, 28% des enfants de 4 à 15 ans en Suisse sont étrangers, les proportions sont à peu près les mêmes dans la scolarité obligatoire du pays.
Population active
En 2025, la Suisse compte 5365000 actif·ves, dont 65% de Suisses, 35% d’étranger·es (alors que ces dernier·es constituent le 27% de la population totale active ou non active). Si l’on calcule en équivalents plein temps (et non en emplois, qui peuvent être à temps partiel), la part des étranger·es monte à 37% de la population active occupée.
En 2025, le taux d’activité des 0 à 99 ans est de 55% pour les Suisses, et 64% pour les étranger·es tandis que celui des 15 ans et plus est respectivement de 65% et 75%. La Suisse présente ainsi le septième taux d’activité le plus élevés des étrangers (à égalité avec la Lituanie et le Portugal) en comparaison avec les 27 pays de l’Union européenne.
En faisant le bilan des cotisation sociales versées et des prestations sociales reçues (Assurance vieillesse survivants AVS, Assurance invalidité AI et Allocations pour perte de gain APG), de 2005 à 2025 (tous les cinq ans), nous obtenons un rapport prestations (dépensées) sur cotisations (reçues) de 74% pour la population active née à l’étranger et de 115% pour les personnes nées en Suisse. En somme, les étranger·es cotisent bien plus qu’il/elles ne reçoivent. DL

Un NON solidaire avec les femmes migrantes
L’initiative «Pas de Suisse à 10 millions», soumise à la votation le 14 juin prochain, touchera entre autre directement les femmes et les minorités de genre. En tant que féministes, nous nous y opposons fermement.
La votation sur l’initiative de l’UDC qui veut limiter la population suisse à 10 millions aura lieu le 14 juin, jour symbolique pour la lutte féministe. C’est l’occasion pour nous de souligner comment cette initiative touche durement les femmes et les minorités de genre.
Concrètement, l’initiative vise deux mesures. D’abord, le refus de tout droit de rester, ce qui équivaut à la fin du droit d’asile. Or, les femmes et les minorités de genre sont les premières victimes des violences, des guerres et de la misère. Les refouler, c’est les vouer à la souffrance, souvent à l’emprisonnement et à la mort.
Ensuite, le regroupement familial serait interdit, ce qui va avoir de graves conséquences sur les femmes, car elles sont majoritaires à rejoindre leur conjoint. L’UDC les obligeraient à rester «au pays» et à élever seules leurs enfants ou à venir en Suisse clandestinement. Ce serait le retour des «enfants du placard», que la Suisse a connu lorsque les saisonniers n’avaient pas le droit de faire venir leurs familles.
L’initiative de l’UDC fait par ailleurs un déni de réalité. Car force est de constater qu’aujourd’hui en Suisse, beaucoup de secteurs d’activité ne fonctionneraient pas sans le travail des immigrées. Ainsi, en Suisse romande, 40% du personnel des hôpitaux et des cliniques est issu de la migration et les femmes y sont majoritaires. Leur part est encore plus grande dans des secteurs moins valorisés, comme les soins à domicile, les EMS, le nettoyage, l’hôtellerie-restauration.
Au-delà de cette initiative, rappelons que l’UDC – dont le président Marcel Dettling considère les études genre comme un «délire» (24Heures, 16.4.2026) – instrumentalise la cause féministe à des fins xénophobes, comme le fait d’ailleurs toute l’extrême droite européenne. Dans sa propagande, les hommes immigrés sont les responsables des violences sur les femmes blanches et de l’oppression de «leurs» femmes. Celles-ci auraient besoin d’être libérées. Ce discours a été déployé lors de la campagne pour l’initiative contre la burqa, que l’UDC a gagnée en 2021. Or, les violences de genre, notamment les féminicides qui constituent la pointe de l’iceberg, sont commis par les époux, compagnons ou ex, suisses ou étrangers, et non pas par des inconnus. L’oppression patriarcale n’a pas de nationalité.
Mobilisons-nous pour faire échec à cette initiative xénophobe et antisociale!
Michela Bovolenta

Avec son initiative sur la «durabilité», l’UDC, parti qui combat toute mesure environnementale, inonde le pays de son discours xénophobe…
* Sources: OFS, Eurostat, touteleurope.eu. Sandro Favre, Reto Föllmi, Josef Zweimüller, «L’immigration a un impact positif sur le premier pilier», sozialesicherheit.ch, 30 novembre 2023)