solidaritéS dénonce les actions écocidaires de Total et la complicité du gouvernement genevois

Pendant que la population genevoise suffoque sous les canicules à répétition, le gouvernement déroule le tapis rouge aux pires sociétés qui investissent dans les énergies fossiles. Ce mardi 4 août, solidaritéS a mené une action devant les bureaux genevois de Total… et a été interrompu par la police.

solidaritéS a mené ce midi une action de visibilisation devant le siège des négociants de pétrole et de gaz TOTSA et TGP. Ces succursales de TotalEnergies, cachées au sein du World Trade Center, comptent plus de mille employé·e·s et jouent un rôle majeur dans la catastrophe climatique que nous vivons.

 Total engendre des bénéfices faramineux par ses activités écocidaires, et tout ceci consciemment, comme l’a rappelé notre camarade Pardis Pouranpir : “Total savait dès 1971 que son activité aurait des conséquences sur le dérèglement climatique. Total n’a pas seulement ignoré que ses actions provoquaient le dérèglement climatique : l’entreprise a activement agi pour désinformer la population à ce sujet et orienter les décisions politiques vers l’inaction et le climatoscepticisme. (…) Nous refusons la perspective d’un monde invivable, avec des étés à 50 °C d’ici 2050 ! Les solutions comprennent : isoler massivement les logements, interdire le travail en extérieur lors des fortes chaleurs, végétaliser nos villes et surtout, couper les vivres aux multinationales écocidaires. »

 Notre camarade Guillaume Thion a souligné la complicité de la politique fiscale de Genève en ce qui concerne les multinationales : Aujourd’hui, nous sommes devant une entreprise qui symbolise la politique du Conseil d’Etat depuis 2008. C’est en effet à ce moment-là que le canton a pris un tournant dans sa politique fiscale en allant draguer les pires sociétés de négoce de la planète afin de les faire venir à Genève. »

 Il a rappelé qu’avec la question climatique, « c’est plus largement la politique du canton qui nous interpelle avec un modèle qui ne peut tenir que sur le dos des plus démuni·e·s, que dans un système de dérégulation complète des marchés financiers et qui ne doit ses excédents comptables qu’à la situation géopolitique désastreuse que l’on connaîtAujourd’hui nous sommes là pour dire notre honte que l’on déroule le tapis rouge à ce type d’entreprise mais aussi l’indispensable besoin de penser ces questions climatiques de façon globale en s’attaquant aux va-t-en-guerre, à l’impérialisme et au système de concurrence capitaliste qui relègue la question climatique après le profit court-termiste. »

 Pour avoir déployé une banderole et scotché quelques feuilles rappelant les méfaits de Total et la complicité de Genève, nos militant·e·s ont été contrôlé·e·s par 6 policiers et menacé·e·s d’une amende. Cette tentative d’intimidation témoigne de la fragilisation inquiétante du droit de manifester à Genève ; elle prouve en outre que les multinationales écocidaires et destructrices de droits humains n’apprécient pas qu’on lève le voile sur leurs activités. Nous continuerons donc de visibiliser la politique climaticide de certaines entreprises de la place financière et par extension, du gouvernement genevois.

 Enfin, nous appelons toute la population à se joindre aux manifestations du 19 septembre sous la bannière “Pas d’étés à 50°C” afin d’exiger des mesures d’adaptation et d’atténuation face au bouleversement  climatique et à s’organiser collectivement pour construire une alternative au monde mortifère que bâtissent Total et leurs alliés.