Affaire Baby-Loup

Affaire Baby-Loup : La France viole la loi

En 2008, après avoir refusé de retirer son voile sur son lieu de travail, Fatima Afif est licenciée. Une fois les voies de recours internes épuisées, Mme Afif et ses avocat·e·s ont fait appel au Comité des droits de l’homme de l’ONU en juin 2015. Le 10 août 2018, le Comité a rendu sa décision: il donne raison à Mme Afif et condamne la France pour «atteinte à la religion et discrimination en raison de la religion et du genre». Les autorités françaises sont accusées d’avoir violé la liberté de manifester sa religion et de discriminer les femmes musulmanes. Le Comité exige que les autorités rendent leur décision publique, veillent à indemniser Mme Afif et prennent «toutes les mesures nécessaires pour prévenir des violations similaires à l’avenir». À ce jour, l’État français n’a pas réagi.

Aurélie Gay