Début 2026:
« On vit une époque formidable »
L’année 2026 débute avec une série de très mauvaises nouvelles – pour n’en citer que quelques-unes :
- L’agression états-unienne contre le Venezuela – avec la volonté des USA de récupérer les réserves pétrolières de ce pays – montre que nous sommes entré·e·s dans une nouvelle ère, selon les termes des commentaires journalistiques. Pour le pire. Le tyran états-unien Donald Trump veut faire prévaloir la loi du plus fort. Cela dans le cadre de la concurrence entre impérialismes rivaux (USA, Russie et Chine).
- Aux USA, la chasse aux immigré·e·s déclenchée depuis le retour de Trump au pouvoir se traduit par les rafles d’une police spéciale – qui arrêtent les migrant·e·s en pleine rue et qui, en quelques semaines, a déjà assassiné deux personnes à Minneapolis. Des mobilisations importantes ont lieu, suite à ces événements tragiques.
- La guerre, déclenchée en février 2022 par le nouveau tsar Vladimir Poutine contre l’Ukraine pour restaurer l’empire russe dans ses anciennes limites, s’intensifie comme le montrent les attaques de drones contre les villes ukrainiennes. Des attaques violentes à l’encontre de la société civile, qui a pour but de démoraliser la population et de forcer l’Ukraine à reconnaître les conquêtes de la Russie dans l’est du pays.
- Le soulèvement des peuples d’Iran contre la mollahrchie au pouvoir depuis 1979 est réprimé sauvagement (des milliers de morts, de nombreux emprisonnements, selon des sources dignes de foi). Dans ce contexte, les USA et l’État d’Israël tentent de pêcher en eaux troubles en préconisant le remplacement de la République islamique par une restauration monarchique, en la personne du fils du dernier shah.
- Malgré le cessez-le-feu officiel à Gaza, le calvaire du peuple palestinien continue. L’État d’Israël viole allègrement ce cessez-le-feu, sans protestation de ses alliés européens (y compris la Suisse). La colonisation sioniste à Jérusalem et en Cisjordanie se poursuit sans relâche.
- En Syrie, le gouvernement d’Ahmed al-Charaa, ex-jihadiste, a les mains libres pour réprimer, avec le soutien des impérialistes occidentaux et de la Turquie qui joue sa propre partition. Après les massacres contre les populations alaouites et druzes, c’est au tour des Kurdes du Rojava de subir les assauts de l’armée du nouveau régime au pouvoir à Damas (notamment à Kobané, où le groupe État islamique avait subi sa première défaite en 2015 face à la résistance des Kurdes). Les kurdes sont un espoir démocratique dans cette région ; ne les laissons pas tomber au nom d’intérêts géopolitiques douteux
- En Europe (y compris en Suisse), on assiste à une montée des forces d’extrême-droite, encouragée par les USA. Racisme, sexisme, homophobie, politiques anti-sociales figurent à leur agenda. Corolaire de cette politique : une explosion des budgets militaires au détriment du social, de la santé, de l’éducation et de la culture. Dans un contexte où « il est minuit dans le siècle » (titre d’un ouvrage de l’écrivain et militant russe Victor Serge, mort en 1947 à Mexico), il est indispensable de faire face, pour défendre des alternatives sociales et écologiques à la politique des dominants.
Lourde tâche, que nous sommes toujours prêt·e·s dans le cadre de solidaritéS à assumer, car comme l’a dit Bertolt Brecht : « Celui qui lutte peut perdre, celui qui ne lutte pas a déjà perdu »
solidaritéS Neuchâtel