Canicule: énième avertissement de l’urgence d’un changement radical

Manifestation nationale pour le climat
Manifestation nationale pour le climat, Berne, 29 septembre 2019

Communiqué

26.06.206

La vague de chaleur record qui frappe l’Europe de l’Ouest est un nouveau signal d’alarme de l’intensification du réchauffement climatique. 

Les expert·es le martèlent depuis longtemps : la situation ne fera que s’aggraver tant que l’humanité continuera d’émettre des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. 

Sans bifurcation écologique, la fréquence, la longueur et l’intensité des canicules va continuer de s’accroître, ainsi que celles de toutes les catastrophes climatiques

Les prévisions sont sans appel: aucune des promesses du «capitalisme vert» et des plans climatiques issus de l’Accord de Paris ne seront tenues.

La classe capitaliste est structurellement incapable de prendre en charge le problème climatique. 

Si les populations les plus touchées par la situation climatique sont celles du Sud global, à la fois plus exposées et moins préparées, la habitant·es suisses ne seront de loin pas épargné·es.

Face à cette fuite en avant, nous devons opposer une réponse claire: action urgente de réduction des émissions de CO₂, plan d’adaptation pour protéger la population et réaffirmation d’un horizon de transformation écosocialiste rompant radicalement avec les modes actuels de consommation et de production.

Urgence de la réduction des émissions

L’atténuation du dérèglement climatique nécessite de passer par la neutralité carbone. 

En Suisse, même si certains secteurs (industrie, bâtiments, etc) ont commencé à réduire leurs émissions, la trajectoire actuelle n’est pas à la hauteur des enjeux

À l’échelle internationale, l’heure est plutôt au backlash contre le mouvement climat.

Plan d’adaptation

En terme de protection immédiate de la population, en particulier des personnes vulnérables, il faut sortir de la logique austéritaire pour investir dans la création de lieux d’accueil frais, publics et gratuits dans tous les quartiers, accélérer la végétalisation des villes en supprimant les espaces bitumés dédiés au trafic motorisé. 

À rebours de la pression à l’intensification de l’exploitation, il faut défendre les travailleurs·es et leurs revendications: arrêts de travail légaux pour les tâches physiques en extérieur ou dans des locaux surchauffés, instauration ou libération de fonds de compensation, etc.

Transformation écosocialiste

Fondamentalement, la situation écologique ne sera pas résolue tant que perdurera le système capitaliste, fondé sur la nécessité d’augmenter la productivité, incompatible avec toute transition. 

Une rupture écosocialiste est indispensable afin d’amorcer une décroissance équitable des flux de matière et d’énergie, avec pour objectif d’organiser la production et la consommation de biens et services en fonction des besoins réels, décidés de manière démocratique.