France
solidaritéS exprime sa solidarité avec les lycéen·nes en lutte en France
Communiqué
8.10.206
Depuis une dizaine de jours, nous assistons en France à un mouvement impressionnant de lycéen·nes qui s’est rapidement propagé dans tout le pays. Leurs revendications sont claires: davantage de moyens pour l’éducation, pas d’école à deux vitesses entre des lycées privilégiés et des institutions délaissées, aux bâtiments délabrés et inadaptés aux conditions climatiques, l’abrogation de Parcoursup et plus globalement la lutte contre les inégalités scolaires qui affectent les écoles françaises.

Ces mobilisations massives sont un cri de révolte de la jeunesse qui s’inquiète pour son futur sur une planète en surchauffe, qui ne veut pas vivre dans un monde toujours plus inégalitaire, oppressif et au service des plus riches et des bien loti·es. Avec ces élèves, des milliers de salarié·es des services publics et du secteur privé descendent dans les rues pour défendre l’essentiel. solidaritéS affirme son plein soutien aux lycéen·nes mobilisé·es pour un meilleur avenir!
Contre l’austérité, la violence et la misère!
Ces dernières années, le gouvernement macroniste a multiplié les attaques contre les services publics, les classes populaires et les quartiers défavorisés de France. Le climat social français n’a cessé de monter en conflictualité en réponse aux offensives néolibérales et répressives de la macronie. Des Gilets jaunes en 2018, aux grandes mobilisations contre la réforme des retraites et en réponse à l’assassinat de Nahel en 2023, en passant par le mouvement des agriculteur·ices en 2024, les révoltes populaires et sociales contre l’austérité, la fuite en avant face au dérèglement climatique, la misère et les violences étatiques et policières se font d’autant plus fortes et marquent la nécessite de rompre avec le capitalisme et l’autoritarisme de plus en plus décomplexé en Europe et dans le monde. La jeunesse française nous montre aujourd’hui la voie pour construire un monde solidaire et meilleur, contre l’ordre capitaliste destructeur.
En Suisse aussi, lutter pour l’éducation publique
La révolte des lycéen·nes français·es n’est pas isolée. En Suisse aussi, si les écoles et gymnases ne connaissent pas le même niveau de délabrement que les institutions françaises, l’éducation publique est sous tension. Des programmes d’austérité successifs aux niveaux fédéral, cantonal ou communal mettent en péril l’existence d’un service public de l’enseignement de qualité, en dégradant les conditions de travail et d’étude dans ce secteur. Nous assistons ici aussi à l’augmentation du nombre d’élèves dans les classes, la diminution des moyens alloués pour aider les jeunes dans le besoin, la scolarisation au rabais des enfants en demande d’asile, la diminution des salaires des enseignant·es et des remplaçant·es, entre autres.
Pourtant, les moyens existent ! Ils se trouvent, d’une part, dans les poches des actionnaires qui bénéficient de plusieurs baisses de leur taux d’imposition, et dans l’augmentation délirante du budget alloué à l’armée, à la militarisation et à la surveillance, dans la droite ligne du durcissement autoritaire global et des politiques impérialistes qui multiplient conflits armés et génocides, de Gaza et du Liban à l’Iran en passant par le Soudan, l’Ukraine et bien d’autres. En Suisse aussi, la jeunesse se lève contre cette injustice : une multitude d’associations, de syndicats et d’organisations de jeunesse appelle à une grève de la jeunesse contre la militarisation et l’austérité du 20 au 22 novembre prochain.
solidaritéS se tiendra à leur côté, comme elle se tient aux côtés de la jeunesse française!