Un café solidaire: Max Havelaar du Nica!

Un café solidaire: Max Havelaar du Nica!

Les prix du café brut suivent depuis plus de 5 ans une tendance à la baisse. Alors que la livre d´Arabica valait près de 1,80 USD début 1998, elle n´en valait plus que 0,6 à la fin de l´an dernier. Quand on sait que les coûts de production pour une livre d´Arabica avoisinent 90 cents en Amérique latine, on imagine la situation dramatique des masses paysannes depuis mai 2000, date à laquelle les cours de l´Arabica sont passés sous la barre des 90 cents la livre, pour ne jamais la redépasser depuis… L´exemple du Nica est, à ce titre, révélateur.


Une des mesures phare des organisations du commerce équitable est la majoration du prix. Depuis juillet 1998, un prix plancher de 1,25 USD est assuré, ce qui représente aujourd´hui plus du double des cours mondiaux de l´Arabica. Mais d´autres mesures sont également assurées: échange direct avec les coopérative (courcircuitant le réseau mortifère des intermédiaire), établissement de contrats à long terme ou encore accès facilité au crédit et soutien à la reconversion biologique.


C´est en 1996 qu´est constituée, dans la région de Matagalpa, la Centrale des coopératives de café du nord (CECOCAFEN), inscrite au registre des producteurs de café de la Fair Trade Labelizing Organisation (FLO). Elle regroupe 39 associations de bases, soit environ 1900 familles. Elle a mis en place des structures de productions communes, aux mains des producteurs, notamment une entreprise de séchage du café à l´énergie solaire. La CECOCAFEN soutient également la création de groupes autonomes de femmes au sein des communautés de bases. Le café arabica qu´elle exporte est vendu avec le label Max Havelaar aux Magasins du Monde, sous le nom “Nica Espresso”.


Si le commerce équitable ne représente malheureusement qu´une goute de solidarité dans l´océan du cynisme capitaliste, elle n´en demeure pas moins essentielle, notamment pour les communautés paysannes du nord du Nicaragua.

(eg)