Amende injustifiable, police condamnée!
Notre camarade Françoise Nyffeler avait reçu une amende pour «manifestation non autorisée» après un rassemblement pour la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Le 25 novembre 2024 – et comme chaque année – la Grève féministe genevoise avait organisé un rassemblement pour la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
Notre camarade Françoise Nyffeler avait déposé une demande et obtenu son autorisation par les autorités entre 17h et 19h. Une fois le rassemblement terminé et dissous, une partie du groupe avait décidé de se rendre au palais de justice pour assister au spectacle Les Rouges putes organisé par une autre camarade de la grève genevoise, Antea Tomicic.
En plein déplacement, le groupe est alors arrêté et interpellé agressivement par deux policiers. Refusant les explications (pourtant simples) de la présence de cet «attroupement», les deux agents – visiblement enragés par la seule présence d’une vingtaine de militantes féministes dans les rues genevoises – accusent le groupe de «manifester» et relèvent l’identité et les coordonnées de Françoise.
Par la suite cette dernière reçoit une amende de plusieurs centaines de francs pour «manifestation non autorisée».
Après le refus par la police de son opposition, elle apprend sa convocation au tribunal mardi 25 août. Malgré l’objectif clair de muselage et d’intimidation des policiers, l’inanité de cette amende a finalement été reconnue par la justice qui a totalement désavoué les agents et a condamné la police à couvrir tous les frais de la procédure.
Si le simple fait d’avoir dû aller jusqu’au tribunal pour obtenir justice témoigne du climat répressif actuel, cela ne devrait pas nous empêcher de savourer cette petite victoire et revers infligé à l’autoritarisme policier! CB