Université de printemps du bimensuel solidaritéS 2015

Organiser, s’organiser – Pour que pèse de tout son poids «le nombre immense qui ne connaît pas sa force»

Pour que pèse de tout son poids «le nombre immense qui ne connaît pas sa force» (Louise Michel).

Le debut de l’annee 2015 a ete riche en événements, allant du meilleur, la victoire électorale de SYRIZA en Grèce, qui ouvre une brèche dans les politiques d’austerité imposées par l’Union Européenne et le FMI, au pire, l’intensification de la guerre en Ukraine, ainsi que les attentats de Paris et Tunis.

Pour sa 6e edition, l’Université de printemps de solidaritéS débattra de plusieurs évolutions qui bouleversent le monde, aux plans national, régional et local. L’une nous semble décisive: la capacité des exploite·e·s et des opprimé·e·s de résister, par l’auto-organisation de leurs luttes, aux attaques multiformes des classes dominantes. Pourtant, cette capacité pose a son tour le défi redoutable de construire
une gauche radicale dans le monde d’aujourd’hui, qui pese réellement dans les rapports de force politiques. Autant de raisons de placer la question « Organiser, s’organiser » au centre de la réflexion de cette Université de printemps en cher- chant a tirer profit, notamment, des expériences de SYRIZA en Grèce et de PODE- MOS dans l’Etat espagnol, mais aussi des mouvements populaires qui secouent la Chine et l’Asie du Sud-Est.

Avec la plénière introductive du vendredi soir, nous tenterons de faire le point sur les mouvements populaires en Asie du Sud-Est et en Chine, la deuxième puissance économique mondiale.

Durant le week-end, un atelier traitera d’ailleurs spécifiquement de la nouvelle configuration du système impérialiste mondial, marque par le déclin relatif des Etats-Unis et la montée en puissance des impérialismes chinois et russes.

Notre deuxième plénière, le samedi après- midi, permettra de discuter des différentes conceptions d’organisation et de l’enjeu de l’unité de la gauche radicale en Europe.

En conclusion, le dimanche, nous tiendrons une ultime plénière sur la situation politique en Grèce et les défis a relever pour la gauche anticapitaliste et les mouvements populaires, tandis que SYRIZA est au gouvernement. Plusieurs invité·es grec·ques seront avec nous pour faire le point.

Nos Universités de printemps sont aussi l’occasion de débattre en plus petits groupes de nombreux enjeux. C’est le rôle des trois sessions, avec plusieurs ateliers en parallèle, qui traiteront de questions internationales: mobilisations populaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord; émergence des impérialismes chinois et russe; rôle des anticapitalistes en Grèce, après l’arrivée de SYRIZA au pouvoir.

Il sera également question des luttes difficiles du monde du travail face aux nouvelles formes d’organisation de l’entre- prise, dans une Suisse largement dominée par la droite, la xénophobie et le racisme.

Enfin, des dynamiques actuelles des féminismes de lutte; des combats LGBT; de l’organisation de la résistance au racisme, au sexisme et a l’homophobie. Et aussi de la crise climatique et de la culture dominante marchandisée.

Ce week-end proposera aussi des moments de rencontre et de discussion improvises, mais aussi de la musique et des echanges conviviaux.