Une baraque pour CARAC
Début juin, un collectif a occupé les anciens abattoirs de Serrières, restés vides depuis les années 1990, pour en faire un espace inclusif et ouvert. Il a dû quitter les lieux, mais leur lutte continue! solidaritéS soutient leur lutte et dénonce les propos scandaleux tenus par une conseillère communale…

Début juin, les membres de l’Association Bénévole Autogérée du Littoral (ABAL) ont occupé les anciens abattoirs de Serrières, restés vides depuis les années 1990. «La culture ne doit pas être un privilège. Nous nous sommes réuni·ex autour de ce nouveau projet nommé CARAC, pour répondre à un besoin important d’espaces inclusifs, alternatifs et accessibles à Neuchâtel», témoigne le collectif.
Pour solidaritéS Neuchâtel, démocratiser la culture, renforcer les dynamiques collectives et transformer en commun des locaux laissés vides est évidemment une posture à défendre. C’est pourquoi nous avons participé à la manifestation de soutien du 16 juin dernier, pour exiger «une baraque pour CARAC», alors qu’une plainte venait d’être déposée par le Conseil communal de la ville de Neuchâtel. De plus, nous dénonçons les propos scandaleux tenus par la conseillère communale (PS) responsable du dossier, lors de la séance du Conseil général le soir précédent: «De l’est à l’ouest, le dialogue est remplacé par des rapports de force, la légitimité autoproclamée, les menaces et l’occupation de territoire. » Comparer le collectif ABAL aux autoritaires impérialistes est une honte et fait injures aux victimes d’invasions et de colonisation!
En raison du dialogue rompu par la ville et par crainte d’une expulsion par la force, les personnes actives au sein de CARAC ont quitté les anciens abattoirs de Serrières. Mais leur lutte continue, une pétition de soutien circule et comporte déjà plus de cent signatures d’acteurices culturel·lex. Rappelons que ce type de lieux socioculturels existent uniquement grâce aux luttes passées pour des espaces libres.
Mathilde